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Propreté de Paris

3 questions à...Yves Contassot, conseiller de Paris


Publié le 20 déc. 2017 12:08:00

 

« J'en appelle à  un Grenelle de la propreté » - Yves Contassot, conseiller de Paris, 1er adjoint chargé de la propreté sous la mandature Delanoë juge plutôt sévèrement le manque d'ambitions de l'équipe actuelle.

Vous avez été adjoint au maire chargé de la propreté de Paris auprès de Bertrand Delanoé, où en sommes nous aujourd'hui ?
La ville s'est fortement urbanisée dans certaines quartiers comme celui des Batignolles , de nouveaux aménagements ont vu le jour au niveau de la voirie, et de nouveaux usages sont apparu, plus festifs ou associés à l'ouverture des commerces le dimanche. Il existe donc un besoin supplémentaire en matière de nettoiement qui ne se traduit pas par des moyens supplémentaires, bien au contraire. Depuis 2004 le budget consacré à la collecte et au nettoiement a été divisé par deux.

Vous avez été à l'origine de la collecte sélective à Paris. Va-t-on trop loin aujourd'hui dans cette logique?
Nous sommes passés de 7 collectes hebdomadaires à une douzaine aujourd'hui dans certains arrondissements. Beaucoup de moyens sont affectés à la collecte, au détriment du nettoiement. Il est indispensable d'optimiser cette opération en évoluant vers une fiscalité incitative, que nous réclamons depuis 4 ou 5 ans. Cette évolution dans les pratiques permettrait de réduire le nombre de passages et de collecter des bacs remplis ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

La question du nettoiement est aussi au coeur des débats du Conseil de Paris. L'équipe en place annonce un investissement à venir de plus de 30 millions d'euros en matériels, jugez-vous l'effort suffisant ?
Je me prononcerai pas sur ce chiffre car nous n'avons pas les éléments pour apprécier. Les moyens doivent se raisonner en fonction des besoins en étudiant précisément les espaces à nettoyer. L'erreur est de vouloir standardiser le parc pour des questions de maintenance. Nous devons pouvoir analyser le plus finement possible les besoins, associer les servcies qui réfléchissent à l'aménagement de l'espace public, il faut travailler en amont. C'est pour cela que j'ai demandé l'organisation d'un Grenelle de la propreté pour la ville de Paris.

Une opération coup de poing au 1er semestre
Stupeur et tremblements. Lors du dernier Conseil de Paris de l'année l'équipe municipale a promis un traitement de choc pour traiter la question de la propreté. 500 millions d'euros -peut-être plus en fonction du rapport de mission sur le sujet- seront consacrés chaque année à la propreté dans la Capitale, avec un effort tout particulier en début d'année 2018 pour permettre l'achat de nouveaux matériels (32 millions d'euros). La ville renforcera également ses brigades anti-civilité qui multiplieront les verbalisations.

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