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Transports et hôtellerie

Fin de conflit chez H.Reinier, enlisement chez Héméra


Publié le 20 déc. 2017 12:02:00

 

Deux mouvements de grève, qui se sont installés dans la durée ces dernières semaines. Après 45 jours de grève les salariés de H.Reinier ont repris le travail. En revanche la situation est bloquée chez Héméra.

Plus de deux mois de grève pour une dizaine de femmes de chambres et équipiers de l'Hôtel Holiday Inn de la porte de Clichy à Paris, 45 jours pour plusieurs dizaines de salariés assurant le nettoyage de 76 gares de la banlieue nord de Paris. Ces deux conflits qui touchent directement les sociétés Héméra (Holiday Inn) et H.Reinier (SNCF) ont marqué la fin de l'année 2017. Le premier s'inscrit dans le contexte des prestations dans l'hôtellerie haut-de-gamme qui a connu quelques grèves dures ces dernières années avec, notamment, la ré-intégration chez le donneur d'ordres (le groupe Louvre Hotel) des équipes de nettoyage. Le conflit qui a touché quant à lui le réseau des gares du Transilien a éclaté le 1er novembre  lors de la reprise du marché par la société H.Reinier (groupe Onet) et a trouvé une issue le 18 décembre. Après négociations le groupe Onet a donné une suite favorable aux principales demandes des salariés : suppression de la clause de mobilité (actée dès le début du conflit), prime repas fixée à 4 €/jour pour 5 heures de travail minimum, application de la convention collective de la manutention ferroviaire à tous les salariés. Les syndicats mettent par ailleurs en avant le paiement des jours de grève. Une version contesté par le groupe Onet qui parle de son côté de primes de remise en état des gares après 45 jours de grève.

Actions à répétition
La mobilisation ne faiblit pas en revanche devant l'hôtel Holiday Inn de la porte de Clichy où, Claude Levy, secrétaire de la CGT HPE, dénonce une fois de plus l'absence de reconnaissance aussi bien par l'entreprise prestataire, Héméra, que par le donneur d'ordres. En l'absence de toute réaction de la directrice de l'hôtel, bien que franchisée, et dans la perspective d'une mise à l'écart de la société en place, une délégation de salariés s'est rendue samedi 16 décembre à Londres pour manifester devant le siège du groupe Intercontinental et devant plusieurs palaces de la capitale britannique. Plusieurs autres actions sont prévues à Paris au moment des fêtes de fin d'année, mais également à Bruxelles, début janvier devant plusieurs hôtels Intercontinental.
Le mouvement a trouvé par ailleurs mi-décembre un nouveau relais politique  et médiatique avec la parution d'un article de soutien dans la revue Fakir, dont le fondateur n'est autre que François Ruffin, député LFI d'Amiens.

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