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S'exprimant dans le Parisien la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, veut améliorer les conditions de travail des femmes de chambre et des salariées d'entreprises de propreté.

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-homme a profité d'une interview dans le Parisien, dimanche 23 juin, pour soulever la questions des conditions de travail des femmes de chambre, mais plus largement des salariées des entreprises de propreté. Une interpellation directe qui trouve son origine dans les différents conflits, en cours ou passés, opposant des femmes de chambres à leurs employeurs, directeurs d'hôtels ou patrons d'entreprises spécialisées dans ce type de prestation. Si elle reconnaît avoir échangé discrètement avec des salariés en grève à Marseille ou à Suresnes, la secrétaire d'Etat souhaite lever le voile sur ces métiers « invisibles » dans les hôtels, mais également dans les entreprises et les administrations. Pour y parvenir Marlène Schiappa va inviter les différentes parties prenantes à son ministère le 3 juillet prochain pour faire le point sur l'égalité femmes-hommes dans les métiers de la propreté. Puis, dès septembre elle confiera une mission sur les conditions de travail des femmes de chambre au Conseil supérieur de l'égalité professionnelle en vue d'aboutir d'ici la fin de l'année à des actions concrètes pour améliorer la condition de ces salariées.

La question du travail en journée

Interrogé à chaud sur cette initiative par nos confrères du Parisien, Philippe Jouanny, le président de la FEP , a jugé « formidable » le fait que Marlène Schiappa « souhaite améliorer les conditions de travail de nos salariés en privilégiant le travail continu en journée ». Une démarche portée depuis plusieurs années par la FEP, mais qui se heurte encore trop souvent à une fin de non recevoir des donneurs d'ordres privés mais également publics... Ces donneurs d'ordres, hôteliers notamment, seront-ils présents autour de la table au ministère ?

Les syndicats montent au créneau

Autre réaction qui ne s'est pas faite attendre, celle de Claude Levy, représentant la CGT HPE – hôtels de prestige et économiques- qui accompagne depuis de nombreuses années tous les mouvements des femmes de chambre et a largement contribué à les médiatiser. Le représentant syndical – qui vient à nouveau de gagner un bras de fer contre le groupe chinois Louvre Hôtels à Suresnes- se dit assuré de ne pas être convié rue Saint-Dominique le 3 juillet, mais n'exclut pas d'aller manifester sous les fenêtres de Marlène Schiappa. « Le gouvernement fait mine de vouloir s'occuper de la condition des femmes de chambre dans l'hôtellerie. Bien évidemment les syndicats animateurs des luttes dans ce secteur ne seront pas invités et la CGT sera très certainement représentée par la Fédération CGT des Ports et docks connue pour laisser les syndicats de la propreté casser ou tenter de casser les grèves dans nos hôtels » conclut (provisoirement) le syndicaliste.

De son coté FO se saisit de la prise de parole de Marlène Schiappa pour rappeler ses revendications récurrentes sur l'importance du travail en journée, la course mortifère au moins-disant et la concurrence effrénée entre sociétés de nettoyage. « Les Pouvoirs publics se sont à maintes reprises engagés au changement en faisant confiance au marché et aux employeurs pour y parvenir… c’est un échec. La FEETS FO revendique des mesures réglementaires et au minimum d’être entendue par la ministre... comme les patrons vont l’être le 3 juillet prochain. »

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Philippe Jouanny a été élu président de la FEP lors de sa 51è assemblée générale qui se tenait à Chamonix les 20 et 21 juin.

Après avoir occupé pendant 10 ans la fonction de président de la FEP Ile-de-France M. Jouanny avait accédé à la présidence nationale le 4 janvier 2019, succédant à Max Massa comme cela avait été anticipé dès 2014. Seul candidat à sa succession Philippe Jouanny a été élu par ses pairs lors de l'assemblée générale annuelle de la fédération des entreprises de propreté qui s'est tenue les 20 et 21 juin à Chamonix.

Cette 51è assemblée générale a aussi été l'occasion de récompenser les entreprises se distinguant en matière de RSE. La 6è édition des Trophées RSE de la FEP a récompensé 5 entreprises de propreté retenues par le jury,présidé par Fella Imalhayene, déléguée générale du Global Compact France :

1ère place pour Telus (15,70 M€ de chiffre d’affaires, 700 salariés, 5 PME de la région Centre-Val-de-Loire) ;

2è place pour Puissance 5 (61 M€ de chiffre d’affaires, 1 900 salariés ETP) ;

3è place pour Samsic (2,6 Md€ de chiffre d’affaires, 19 000 salariés ETP) ;

« Coup de cœur » pour Quillan Service (20 salariés) ;

« Félicitations du jury » pour GSF.

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Le groupe d'hygiène vient d'investir 5,5 millions d'euros dans son nouveau site alsacien d'Ensisheim pour assurer une gestion optimisée de ses stocks au sein de région Est et des pays transfrontaliers.

2019 sera marqué par une montée en puissance très remarquée du groupe de d'hygiène Paredes qui se donne des moyens logistiques importants. Après l'annonce de la création d'une plateforme centrale de plus de 20 000 m2 à Saint-Quentin Fallavier (69) – qui sera inaugurée dans quelques semaines- c'est en Alsace, à Ensisheim (68) que Paredes vient d'ouvrir une implantation de plus de 7 000 m2. Ce site, à la fois espace de stockage et de distribution servira également de showroom pour la

présentation produits de Paredes, la formation des clients ainsi que de point de vente directe, au format ‘drive’ pour favoriser l’enlèvement des commandes sous une heure pour ses clients.

330 000 unités de picking par mois

L'industriel a investit 5,5 millions d'euros dans ce nouvel outil afin d’augmenter l’efficacité de son process de gestion des commandes, en créant par exemple,une zone de « cross dock », permettant de faire passer la marchandise, de ses 8 quais, d’un quai de déchargement directement au quai d’expédition, sans passer par l’entrepôt de stockage.

Grâce à cette organisation logistique, le site d’Ensisheim est en mesure d’absorber le

trafic quotidien des livraisons. Les flux actuels représentent 3600 commandes, totalisant 12 500 lignes de commande, et 330 000 unités de picking tous les mois.

Dans le développement de cet espace, le bien-être des collaborateurs a aussi été pris en compte. Le travail lié au « picking », moment où le préparateur rassemble tous les produits d’une commande, a lui aussi été repensé. Paredes a choisi de maximiser les emplacements de préparation en les installant au sol. Plus besoin de descendre les palettes, tous les produits sont à portée de main des préparateurs limitant ainsi les efforts physiques à fournir.

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Opération bouclée avec succès pour les dirigeants d' Europ Net. En moins de 5 ans ils ont pu reprendre entièrement le capital de leur entreprise tout en pérennisant la croissance.

En septembre 2014 Cabestan Capital (Andera Partners) a accompagné Europ Net, alors filiale du groupe Samsic, dans une opération de spin off. Ses deux dirigeants, Stéphane Payan et Carlos de Moura, souhaitant accélérer significativement la croissance organique de leur entreprise. Avec 48 M€ de chiffre d'affaires, 2 500 collaborateurs et 500 et une offre multi-service élargie, la société francilienne a pratiquement doublé son chiffre d'affaires en 4 ans et multiplié le nombre de ses salariés par deux.

Pour les deux dirigeants d'Europ Net , Stéphane Payan, son président, et Carlos de Moura, son directeur général : « C’est une nouvelle phase particulièrement excitante qui s’ouvre pour nous et notre groupe. Nous sommes passés du spin off à la détention intégrale du capital de notre groupe en un temps record mais notre ambition est intacte. »

 

En quelques années la coopérative Gafic a acquis une expertise en hygiène et recruté des distributeurs spécialisés dans son réseau.

Créée en 1965 la coopérative Gafic est l'un des plus anciens distributeurs et installateur français disposant d'une plateforme. Le réseau qui compte aujourd'hui plus de 110 adhérents est un des plus importants acteurs français dans l'univers de l'hôtellerie-restauration et des collectivités. Des professionnels qui dont la demande porte sur les équipements de cuisine, les produits d'arts de la table mais également sur les solutions en matière d'hygiène. « Nous nous sommes intéressés à ce segment il y a près de 20 ans et nous avons acquis au fil du temps une expertise dans ce domaine bien spécifique. Il y a 5-6 ans notre activité hygiène s'est considérablement structurée, notamment au travers des experts que nous avons recrutés. Plusieurs société hygiénistes indépendantes nous ont rejoint, et nous sommes prêt à recruter de nouveaux acteurs dans ce domaine. Aujourd'hui ce département regroupe 35 distributeurs spécialisés en hygiène professionnelle et des structures alimentaires ont grossi nos rangs, comme France Frais ou des adhérents de DGF pour ne citer qu'eux » se félicite Marc Marouani, dirigeant de Gafic.

Entre 50 et 70 adhérents spécialisés

L'enjeu pour le groupement est de profiter de sa puissance de frappe déjà existante sur le terrain (300 techniciens, 200 commerciaux), et de sa plateforme de 10 000 m2 – qui constitue un des modèles dans la profession - pour s'imposer comme un incontournable dans l'hygiène professionnelle. L'objectif de Gafic est de proposer une offre en full service aux clients finaux de ses adhérents en intégrant les matériels et les produits d'hygiène qui représentent aujourd'hui quelque 10 millions d'€ d'achat sur la plateforme mais devraient peser 30 M€ dans les 5 ans à venir. « Nous allons devenir un acteur important dans l'hygiène et devrions compter entre 50 et 70 adhérents spécialisés et répondant à la certification alimentaire » conclut le dirigeant de Gafic.