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Challancin prend le volant des voitures-radar


Publié le 24 avr. 2018 16:34:00

 

C'est le groupe Challancin qui a été choisi par le ministère de l'Intérieur pour conduire les premières voitures-radar « privées ».

Après plusieurs mois de tests et de formation les premiers « chauffeurs privés » des voitures-radar ont pris le volant pour une expérimentation en conditions réelles dans le département de l'Eure, avant déploiement sur tout le territoire d'ici 2020. Présenté le 19 avril dernier par Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière, le dispositif prévoit des le 23 avril, la présence de 5 véhicules de contrôle dans le département de l'Eure, puis le déploiement de 26 voitures d'ici l'été dans toute la région Normandie.

A terme (2020) le marché devrait porter sur l'exploitation de 383 véhicules opérationnels en France. De nouveaux appels d'offres étant prévus pour l'ensemble des régions.

Le cahier des charges auquel devra se soumettre la société concessionnaire – filiale du groupe Challancin choisie parmi 21 candidats- est très précis et très contraignant, comme l'on rappelé les représentants de l'Etat. Les véhicules avec radar embarqués étaient jusqu'à présent opérés par deux fonctionnaires (police ou gendarmerie), l'un au volant, l'autre derrière sa console. Désormais, seul le conducteur sera présent dans l'habitacle avec comme seule mission de se glisser dans le flux de la circulation et de conduire entre 7 heures  et 8 heures par jour, 7/7 jour, selon un itinéraire défini quotidiennement par les services de l'Etat en fonction de l'accidentologie observées. La Sécurité routière, maître d'œuvre de cette « privatisation » des contrôles radar insiste sur plusieurs points importants, suite aux dérives observées par exemple à Paris avec la société privée chargée de contrôler le stationnement.

Pas de flash visible
Le plan de circulation devra être scrupuleusement respecté. Tout dépassement du kilométrage prévu, et tout excès de vitesse sera soumis à pénalité : jusqu'à 1000 € par voiture et par jour ! Par ailleurs, lorsqu'il sera en situation de contrôle le conducteur ne pourra pas savoir si un véhicule a été flashé ou pas. Le système n'émet pas de flash et transmet en temps réel les informations au centre de traitement de Rennes. Autre point important par conséquent : le prestataire ne sera pas rémunéré au nombre d'excès de vitesse enregistrés.

En outre lors de la prise du véhicule – aujourd'hui une 308, mais de nouveaux modèles vont être équipés- le conducteur devra déverrouiller le véhicule en se soumettant à un éthylotest. Le ministère de l'Intérieur n'a rien voulu laisser au hasard dans cette démarche d'externalisation des contrôles de vitesse qui a été acté le 2 octobre 2015.

De son coté le groupe Challancin -très présent dans l'Ouest de la France au travers de ses activités de  sécurité notamment  (reprise de SPGO en 2012) - ne souhaite pas s'exprimer sur ce marché particulier qui ouvre un nouveau champ d'expertise.

A lire également : Reprise du gardiennage de SPGO par Challancin

 

 

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