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Nettoyage hôtelier. Marlène Schiappa interpelle la profession


Publié le 25 juin 2019 15:13:42

 

S'exprimant dans le Parisien la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, veut améliorer les conditions de travail des femmes de chambre et des salariées d'entreprises de propreté.

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-homme a profité d'une interview dans le Parisien, dimanche 23 juin, pour soulever la questions des conditions de travail des femmes de chambre, mais plus largement des salariées des entreprises de propreté. Une interpellation directe qui trouve son origine dans les différents conflits, en cours ou passés, opposant des femmes de chambres à leurs employeurs, directeurs d'hôtels ou patrons d'entreprises spécialisées dans ce type de prestation. Si elle reconnaît avoir échangé discrètement avec des salariés en grève à Marseille ou à Suresnes, la secrétaire d'Etat souhaite lever le voile sur ces métiers « invisibles » dans les hôtels, mais également dans les entreprises et les administrations. Pour y parvenir Marlène Schiappa va inviter les différentes parties prenantes à son ministère le 3 juillet prochain pour faire le point sur l'égalité femmes-hommes dans les métiers de la propreté. Puis, dès septembre elle confiera une mission sur les conditions de travail des femmes de chambre au Conseil supérieur de l'égalité professionnelle en vue d'aboutir d'ici la fin de l'année à des actions concrètes pour améliorer la condition de ces salariées.

La question du travail en journée

Interrogé à chaud sur cette initiative par nos confrères du Parisien, Philippe Jouanny, le président de la FEP , a jugé « formidable » le fait que Marlène Schiappa « souhaite améliorer les conditions de travail de nos salariés en privilégiant le travail continu en journée ». Une démarche portée depuis plusieurs années par la FEP, mais qui se heurte encore trop souvent à une fin de non recevoir des donneurs d'ordres privés mais également publics... Ces donneurs d'ordres, hôteliers notamment, seront-ils présents autour de la table au ministère ?

Les syndicats montent au créneau

Autre réaction qui ne s'est pas faite attendre, celle de Claude Levy, représentant la CGT HPE – hôtels de prestige et économiques- qui accompagne depuis de nombreuses années tous les mouvements des femmes de chambre et a largement contribué à les médiatiser. Le représentant syndical – qui vient à nouveau de gagner un bras de fer contre le groupe chinois Louvre Hôtels à Suresnes- se dit assuré de ne pas être convié rue Saint-Dominique le 3 juillet, mais n'exclut pas d'aller manifester sous les fenêtres de Marlène Schiappa. « Le gouvernement fait mine de vouloir s'occuper de la condition des femmes de chambre dans l'hôtellerie. Bien évidemment les syndicats animateurs des luttes dans ce secteur ne seront pas invités et la CGT sera très certainement représentée par la Fédération CGT des Ports et docks connue pour laisser les syndicats de la propreté casser ou tenter de casser les grèves dans nos hôtels » conclut (provisoirement) le syndicaliste.

De son coté FO se saisit de la prise de parole de Marlène Schiappa pour rappeler ses revendications récurrentes sur l'importance du travail en journée, la course mortifère au moins-disant et la concurrence effrénée entre sociétés de nettoyage. « Les Pouvoirs publics se sont à maintes reprises engagés au changement en faisant confiance au marché et aux employeurs pour y parvenir… c’est un échec. La FEETS FO revendique des mesures réglementaires et au minimum d’être entendue par la ministre... comme les patrons vont l’être le 3 juillet prochain. »

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