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Métiers de la propreté

Une réforme de l'apprentissage qui va dans le bon sens


Publié le 14 févr. 2018 12:32:45

 

La réforme de l'apprentissage qui va donner plus de poids aux branches professionnelles s'inscrit dans un dynamique favorable.

Le projet de réforme de l'apprentissage, présenté vendredi 9 février par le Premier ministre devrait être plutôt bien reçu par les différentes branches professionnelles qui devraient devenir les pilotes de la formation par alternance. La branche propreté présente au travers de l'INHNI et de ses 7 CFA qui forment chaque année quelques 1 500 apprentis, compte déjà parmi les acteurs les plus dynamiques de l'apprentissage. Même si certaines mesures présentées par le gouvernement restent encore à préciser les contours de cette réforme dessinent un nouveau visage de l'apprentissage qui semble satisfaire les instances patronales, mais aussi et surtout les représentants des PME.

Quelles sont les principales mesures ?
Une plus grande souplesse est accordée à cette voie d'intégration dans les métiers des la propreté. La réforme prévoit que les stagiaires puissent :

  • accéder à la formation jusqu'à 30 ans contre 26 ans aujourd'hui ;
  • être payés au minimum au SMIC à partir de 26 ans ;
  • bénéficier d'une aide de 500 €, d ès 18 ans, pour passer le permis de condurie ;
  • plus facilement partir étudier dans un autre pays européen dans le cadre du programme Erasmus (15 000 places par an).

De leur côté les CFA pourront développer rapidement et sans limite administrative les formations correspondant aux besoins en compétences des entreprises, et faire certifier la qualité de leurs formations. Un autre point de la réforme, présenté comme un levier pour développer l'apprentissage, ouvre la possibilité pour les entreprises d'embaucher des apprentis toute l'année. De même un apprenti dont le contrat de travail est interrompu en cours d'année ne perdra plus son année.

Une cotisation revue qui pèsera 4 milliards d'euros
Le financement de l'apprentissage est lui aussi promis à évoluer puisque une seule cotisation alternance, au lieu de deux aujourd’hui (taxe d’apprentissage et part professionnalisation de la cotisation 1 % formation) sera mise en place avec comme objectif que 100% de cette cotisation serve à l'alternance et que toutes les formations puissent être ainsi financées.

Les régions, qui perdent en partie la main sur l'apprentissage, bénéficieront de deux dotations, pour un total de 430 millions d'euros. Une enveloppe qui servira notammetn à créér de nouveaux CFA ou à rénover les structures existances.