La propreté électrise les municipales !
A quelques semaines des élections municipales ( 15 et 22 mars 2026) la propreté s'impose dans un débat public où équipes sortantes et prétendants rivalisent de chiffres, de solutions innovantes et de promesses. Selon un récent sondage (BVA-Le Parisien) seulement 29% des Parisiens se disent satisfaits du niveau de propreté de leur ville, soit le plus mauvais score sur l'ensemble des sujets testés. Pour compléter le tableau et servir les nombreux opposants à la Mairie de Paris, une étude américaine – par ailleurs contestée- fait de Paris la 5è ville touristique la plus sale du monde ! Il était donc le moment pour les candidats à la succession d'Anne Hidalgo d'enfiler leur gilet jaune – à l'image de Rachida Dati, qui a explosé tous les compteurs de vus sur les réseaux sociaux- mais également de sortir leur calculette.
130 M€ d'économie ?
Pour l'actuelle ministre de la Culture, et Maire du VIIè arrondissement, qui annonce 600 M€ à 1Md€ d'économie si elle est élue le 22 mars prochain, la collecte des ordures devra être totalement externalisé (contre 50% aujourd'hui), et le parc matériel modernisé.
Même engament pour Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), qui a la différence de sa concurrente chiffre le coût de l'externalisation : une économie de 130 M€ sur un budget total de 800 M€ au cours de la mandature 2026-2032. Quant aux 5 000 éboueurs impactés par cette mesure, le candidat prévoit de les transférer aux prestataires retnus pour le marché.
La propreté, un sujet déterminant
Emmanuel Grégoire, pour sa part, issu de la précédente majorité municipale, mais en rupture avec avec Anne Hidalgo souhaite intensifier la réorganisation des équipes de propreté urbaine et renforcer l'autonomie des arrondissements. Mais à ce stade, comme ses concurrents, aucun chiffrage précis n'a encore été rendu public.
Si les projecteurs se braquent volontiers sur Paris, la propreté urbaine s'invite sans exception dans toutes les collectivités, comme en témoigne un récent sondage IFOP qui fait de la propreté un sujet « déterminant » (66%) juste derrière les finances (70%) et la sécurité (76%).


